Je danse parmi vous
Je suis venu, un matin de tristesse, frapper à votre porte,
A l'heure où les oreilles se taisent pour ne plus écouter,
Mais vous avez entendu le son plaintif qui m'emporte,
A dormir sur ma croix, vous me fîtes, alors, ressusciter.
Votre main posée sur mon cou en une caresse si douce,
Nos désirs se multiplient dans le rouge de la passion,
Vous m'entraînez, affluent fiévreux, vers votre source,
Votre corps est entière volupté, ivresse de ma déraison.
Je danse parmi vous, votre musique soufflant la brise des mots
Je chante avec vous, votre voix en écho de mes notes dolentes,
Je m'amuse avec vous, votre esprit de fille moqueuse est rigolo,
Je me meurs sans vous, ô ma beauté, aux lettres émouvantes.
Alain Meyer-Abbatucci

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