LES FENETRES
LES FENETRESTous ces yeux aux reflets de grisaille
Qui, sans pudeur, nous poursuivent
A travers leurs lourds rideaux de maille
Jusqu’au fond de ces sombres coursives !
Ces yeux qui nous jaugent et nous jugent,
Derrière les petits carreaux vitreux,
Nous épient même dans nos refuges
Les plus secrets et les plus ténébreux.
Oublions donc ces regards enfiévrés
Vivons les heures qu’il nous reste.
Laissons les se repaître et s’enivrer
A l’affût du moindre de nos gestes.
Que les fenêtres s’ouvrent maintenant
Au grand soleil des tendres amitiés,
Sur tout un monde ouvert et tolérant
Et ne se ferment que pour l’intimité.

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