COMA ETHYLIQUE
COMA ETHYLIQUEDes ombres furtives, enveloppées de brumes.
Un air plaintif sort d’un vieux bandonéon.
Bribes d’Argentine, comme un goût d’amertume,
S’évadent lentement de mon verre de Bourbon.
Dans le son du tango, c’est ma tête qui danse,
Et la musique pleure sur mes souvenirs.
Du bout des doigts, je scande la cadence.
Sur le coin de la nappe une larme s’étire.
Je vois Carlos Gardel qui danse comme un diable
Dans le fond de mon verre au bras d’une gitane.
Astor Piazzola vient s’asseoir à ma table,
Fluide comme la fumée de mon Havane.
Ma tête s’alourdit depuis mon dernier verre.
Je plonge dans mes rêves au son de la musique.
Je me noie peu à peu dans le bruit délétère :
Mon verre se brise. Coma éthylique !

Commentaires