Hiver
Oh ! Noires opalescences des jardins de Décembre,
Quand les arbres se cambrent,
Au souffle acidulé de la bise rouquine,
Noctambule, assassine.
Les haies déshabillées découvrent les airelles,
Couvertes de dentelle,
Pour un dernier repas aux oiseaux de passage,
Venus du fond des âges.
Le ciel a ses rictus aux couleurs océanes,
Tempêtes sarbacanes,
Où le sable arraché sur les dunes s’écorche,
Tombant tel une torche.
Un amour s’est éteint dans les yeux de ma belle !
Tremblant comme une ombelle,
Mon corps est lacéré au fer de ses promesses,
Au tombeau des caresses.
L’hiver s’en est venu au fil de son absence,
Morte l’adolescence,
Des toujours, pour toujours, fascinantes paroles,
Dans l’univers des drôles.
Cœur saignant éclaté dans les rougeurs de braise,
Goût prégnant de la fraise,
Aux fadeurs déglacées des souvenirs d’automne
Dans la bouche poltronne.
Nuit noire éclaboussée de la pluie de mes larmes,
Je dépose les armes
De ce dernier combat, courant après son ombre,
Où ma vieillesse sombre.

Commentaires
corinecouette le 03/05/2006 à 16:09:22la vie est une étape dans le grand au delà... apres une autre histoire...